isolation thermique écologique
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Isolant écologique : comment concilier performance et préservation de l’environnement ?

Des façades extérieures aux murs intérieurs en passant par le plancher et les combles, la chasse est ouverte pour lutter contre les déperditions thermiques et les passoires énergétiques. De fait, les problèmes d’isolation des logements posent de réels problèmes écologiques du fait des quantités d’énergie utilisées pour chauffer des logements dont la construction ou l’isolation laissent à désirer. Mais à l’heure où les professionnels de la construction et de la rénovation de maison, mais aussi l’ensemble de la société, visent à limiter leur impact sur l’environnement, comment concilier performances énergétiques et écologie ?

En finir avec les passoires énergétiques

L’une des principales préoccupations pour les acteurs publics chargés d’accompagner la transition écologique, notamment par le biais de l’isolation thermique, est le vieillissement du parc immobilier, avec un bon nombre de maisons d’immeubles ou d’entreprises dont la conception et la construction faisaient peu cas de la performance des matériaux isolants. Ainsi, de nombreux bâtiments consomment énormément d’énergie pour se chauffer ou lutter contre l’humidité.

Le défi actuel est donc, pour les nouvelles constructions, de proposer les meilleures performances en matière d’isolation grâce à des matériaux de qualité, mais aussi écologiques ; et, plus complexe, de restaurer le parc ancien avec des produits de rénovation assurant une meilleure isolation, permettant de réduire la consommation en énergie.

Et de fait il y a du travail sur ces points. En effet, les études montrent que près de 30% des déperditions de chaleur d’une maison se font par le toit, 20% par les murs, 15% par les fenêtres… Il y a donc un réel travail à réaliser sur l’isolation des combles et des murs, la rénovation des ouvertures, la lutte contre l’humidité, etc.

Avec les nouvelles réglementations thermiques, les professionnels de la construction de maison ont des obligations en termes de sélection d’isolant, de choix des ouvertures, d’équipements de chauffage… Les professionnels de la rénovation e de l’isolation thermique sont également particulièrement sollicités, à l’instar de www.protecfa.fr qui assure principalement des travaux d’isolations par l’extérieur des bâtiments à Angers, ou de Guesneau rénovation pour l’ITI à Nantes. Sur les deux plans, les pouvoirs publics par leur sensibilisation et les aides à disposition jouent un rôle central.

Des matériaux isolants et écologiques

Durant des décennies, l’isolation thermique des bâtiments s’est appuyée sur des matériaux peu respectueux de l’environnement et pouvant poser des problèmes de santé et de sécurité. On pense ainsi aux rouleaux de laine de verre, aux panneaux de polystyrène, ou pire encore à l’amiante.

Oubliez les isolants d’origine minérale…

Le cas des laines minérales, notamment la laine de verre, est particulièrement, car bien que d’origines minérales et offrant un bon rapport qualité / prix, elles nécessitent une grande quantité d’énergie pour leur production et sont difficilement recyclables.

Préférez les isolants d’origine végétale

Particulièrement tendance, les isolants végétaux constituent une bonne alternative aux panneaux minéraux et synthétiques. Et il en existe une très grande diversité. On pense ainsi à la laine de bois, la laine de chanvre, la laine de coton, la laine de lin, la paille, le liège, la ouate de cellulose, etc. Autant de matériaux d’isolation constitués d’éléments végétaux, parfois liés entre eux par du polyester assurant la résistante et la solidité afin de créer des rouleaux ou des panneaux suffisamment rigides et solides.

Les fibres végétales viennent donc sérieusement concurrencer les isolants traditionnels en raison de leur caractère écologique, leur culture, sous réserve qu’elle soit raisonnée, n’entraînant pas de pollution. De même, contrairement à la laine de verre, les fibres de chanvre, de lin ou encore le liège qui sont aujourd’hui les principaux produits d’isolation naturels proposés sur le marché, ne nécessite par une grande énergie pour leur fabrication.

Les avantages des isolants écologiques

Si le choix des matériaux évoqués plus haut est avant tout écologique, leur sélection pour améliorer la performance énergétique d’une maison ou d’un immeuble revêt d’autres avantages :

Des aides pour la rénovation écologique

Si leur prix est globalement plus élevé que la laine de verre ou la laine de roche, les isolants écologiques bénéficient de divers dispositifs d’aides et de crédits d’impôt notamment dans le cadre des travaux de rénovation, les rendant ainsi plus accessibles.

Une capacité d’isolation en constante amélioration

Parfois à la traîne en matière de performance d’isolation face aux isolants minéraux et synthétiques peu écologiques (nous le verrons par la suite), les développements et innovations permettent progressivement d’améliorer la capacité des isolants végétaux.

Un réel plus pour la santé

Simples à installer et ne nécessitant aucune précaution particulière comme ce peut être le cas pour les isolants minéraux, les isolants d’origine animale (laine de mouton…) ou végétale (chanvre, coton, cellulose, fibre de bois, liège…° sont dépourvus d’agents irritants pouvant causer des problèmes de santé, notamment respiratoires.

Un isolant au cycle de vie plus écoresponsable

Au-delà du caractère isolant, le choix de ce type de matériaux se fait sur leur caractère écologique et éco-responsables. Plus écologique à la culture et à la transformation, la laine de mouton ou de coton, la ouate de cellulose ou encore le liège sont également aisément recyclable et son même biodégradable. Mieux encore, leur utilisation à titre d’isolant est parfois même une seconde vie après un premier recyclage.

Les limites des éco-matériaux d’isolation

Malgré leurs nombreux avantages, les isolants naturels ont quelques limites :

Des produits d’isolation fragiles

Utilisés sous forme de panneaux ou de rouleaux pour l’isolation des murs ou encore sous forme de fibres projetées pour l’isolation des combles et des rampants, les éco-matériaux nécessitent dans la majorité des cas l’ajout de compléments synthétiques pour assurer leur résistance et leur solidité. Plus fragiles, ils doivent également être traités contre l’humidité, les champignons et les insectes.

Une performance moindre à épaisseur égale

Notons également qu’à performance énergétique égale, il est parfois nécessaire d’augmenter l’épaisseur de produit pour les isolants écologiques et d’origine végétale. Pour atteindre une résistance thermique ® de 5, 16cm de laine de verre ou 17cm de laine de roche pourront suffire, alors qu’il faudra un minimum de 19cm de fibre de bois, 19cm de laine de chanvre, 20cm de paille, 18cm de lin ou encore 19cm de ouate de cellulose.

Un prix plus élevé

Avec un prix plus élevé et des performances à épaisseur souvent moindre que les isolants d’origine minérale ou synthétique à épaisseur égale, le choix des isolants écologiques est donc clairement un choix de conviction. Ainsi, si vous souhaitez isoler votre maison, vos murs intérieurs ou extérieurs, vos combles de façon écologique, et si avez le budget, faites le choix du naturel.

Vous souhaitez améliorer l’isolation de votre logement tout en engageant une démarche écologique afin de réduire votre consommation d’énergie pour le chauffage, mais également utiliser des produits respectueux de l’environnement ? Optez pour des écomatériaux ayant un cycle de vie plus écologique et disposant de bonnes performances énergétiques. N’hésitez pas à vous renseigner auprès des entreprises proches de chez vous et spécialisées dans l’ITE, l’ITI et l’isolation des combles et des rampants.

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